Ordre religieux
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Martínez Silíceo, Juan

Lieux d'activité : Salamanque, Tolède


Notice biographique
: (Villagarcía [Badajoz] 1485-Toledo 31.V.1557) De son vrai nom Juan Martínez Guijarro, dans une modeste famille de laboureurs cristianos viejos d'Estrémadure. Il choisit le patronyme de Silíceo lui-même lors de ses études à Paris, à la suggestion d'un de ses condisciples. Il voulait ainsi perpétuer d'une certaine manière le nom maternel (Guijarro ou Pedernales) comme symbole de quelque chose d'élémentaire et de permanent qui exprimerait son attitude face à la vie. Personnage complexe, grand philosophe formé à Paris, précepteur du jeune Philippe II et finalement sévère archevêque de Tolède, la figure de Juan Martinez Siliceo a souvent été décriée ("a narrow-minded bigot", dit de lui H.Ch. Lea, le grand historien de l'Inquistion, "Ethical Values in History", The President's address to the American Historical Association, December 29, 1903. American Historical Review 9:2 (January 1904): 233–46). Promis à une vie de berger par sa famille, il quitta la maison paternelle pour aller dans la ville prochaine de Llerena, où il étudia les rudiments de grammaire, et à Séville il s'inicia à la philosophie au prix de nombreuses privations. Il partit ensuite pour Valence, avec l'intention de prendre la route de Rome, quand un ami clerc l'emmena à Paris. Il étudia alors à Paris (où il vécut également dans des conditions difficiles, se contentant de l'aumône) dans les dernières années où y florissait le nominalisme dans le sillage du cercle de Jean Mair, notamment sous Jean Dullaert (dont il édita en 1517 les Questiones super duos libros Peri hermenias Aristotelis, Salamanque, 1517), et aux côtés du valencien Juan de Celaya. Il s'y illustra également surtout par ses études de mathématiques, et il s'intéressa en particulier aux Calculatores de la tradition d'Oxford (en particulier Roger Swineshead, dont il édita les oeuvres). Il fut ensuite appelé pour occuper une chaire de philosophie à Salamanque, où il fut collégial de San Bartolomé, et entra dans les ordres à une date inconnue (en 1525, on sait qu'il fut nommé chanoine magistral de Coria). Il y eut notamment pour élève le futur médecin Gómez Pereira. En 1534, sur la proposition de l'Impératrice Isabelle, Charles I fut nommé précepteur du jeune roi Philippe II (contre l'humaniste Juan Luis Vives, qui était également candidat au poste). L'éducation du jeune prince terminée, il fut récompensé en étant nommé archevêque de Cartagène (23.II.1541-46) puis de Tolède (à partir de 1546), comme successeur de Juan Tavera. C'est lui qui 1548 introduisit les fameux 'estatutos de limpieza de sangre' à la cathédrale de Tolède. Il fut nommé cardinal par Paul IV le 20.XII.1555. A Tolède, il fonda le Colegio de Doncellas Nobles, le Colegio de Infantes et le monastères de Recogidas de Santa Maria la Blanca, ainsi qu'un asile pour les déments. Il se révéla également un ennemi acharné de la Compagnie de Jésus naissante, en s'opposant notamment à la construction d'un nouveau collège à Alcalá. Il s'arrangea pour faire acheter toutes les maisons aux alentours du premier collège, et ainsi d'éviter toute possibilité d'agrandissement. Ce n'est qu'après sa mort que les Jésuites pourront entreprendre la construction de leur Colegio Maximo dans cette ville.


Bibliographie

  • H. Mota Arévalo, "Cuarto Centenario de la muerte del card. Silíceo", Hispania Antiqua Epigraphica 12 (1956), 299-310; & V. Palacio Atard, "Reprimendas y dineros", Indice Historico Español (1958), 461-473; & R. García Alonso, "Dos ediciones pretridentinas del Manual Toledano", Salmanticensis 1 (1959), 187-198; & A. Sicroff, Les controverses des statuts de "Pureté de sang" en Espagne du XVe au XVIIIe siècles (Paris, 1960); & A. Orive, in DHEE III (1973), 1437; & J. Cobos / E. Sánchez Salor, "Un nominalista extremeño del siglo XVI: Juan Martínez Silíceo", in El Humanismo Extremeño, vol. I, ed. por la Real Academia de Extremadura (Trujillo, 1997), 273-285.

Manuscrits
  • Pour la correspondance, voir Simancas AG, années 1535, 1536, 1544, 1545, 1556; Madrid BNE, Ms. 917, 1703, 1751.

Oeuvres imprimées
  • (ed.), Calculatoris Suiset Anglici sublime et prope divinum opus in lucem recenter emissum, a multis quibus antes hac conspesum fuerat medii expitum et novis compendiosisque titulis illustratum novo tandem ordine quo lucidius foret digestum atque distinctum, cura atque diligentia philosophi Silicei [Madrid BNE].
  • In Aristotelis Perihermeneias, Priores, Posteriores, Topica et Elencha (Parisiis, s.a.).
  • Siliceus in eius primam Alfonseam sectionem in qua primaria dyalectices elementa comperiuntur argutissime disputata (Salmanticae, 1517) [Madrid BNE, R-3404; Salamanca BU; Sevilla BCol].
  • Logica brevis J.M. Silicei in artibus et sacra theologia M. Nunc demum ab eodem mundior et in multis locupletata prodiit (Salmanticae, 1518); nunc vero ab eodem recognita et multis in locis auctam prodiit [Index sectionum: De terminis; De praedicabilibus; De praedicamentis; De suppositionibus; De cathegoricis; De hypotheticis; De consequentiis; De exponibilibus; De syllogismis; De divisionibus; De diffinitionibus; De demonstrationibus; De topicis; De fallaciis; De insolubilibus; De obligationibus] (Salmanticae, 1520) [Burgos BPE; Madrid BNE, R 11560].
  • Ars arithmetica... in theoricen et praxim scissa, omni hominum conditionis perque utilis et necessaria (Parisiis, 1513) [Cuenca BPE]; (Parisiis, 1514) [Madrid BNE R/24288; Sevilla BCol]; (Parisiis, 1519) [Madrid BNE R/29129] ; (Parisiis, s.a. 1526) [Madrid BNE; Salamanca BU] ; (Valentiae, 1544). Traduction espagnole moderne : Ars arithmetica, dividida en teórica y práctica, utilísima y necesaria para hombres de toda condición, introd., traducción y notas de J. Cobos / E. Sánchez Salor (Badajoz/Cáceres, Universidad de Extremadura / Editorial Regional de Extremadura, 1996).
  • Arte calculatorio (Salmanticae, 1520).
  • Declaracion del Pater noster, y Aue Maria (Toledo, 1551) [Cáceres BPE].
  • Defensorium Statuti Toletani (Toledo, s.a.).
  • De divino nomine Iesu per nomen Tetragrammaton significato, In Canticum Magnificat, In Orationem Dominicam et Salutationem Angelicam (Toleti, 1550) [Cáceres BPE; Madrid BNE; Sevilla BU; Toledo BPE; Valencia BU].
  • Opúsculos Marianos del Cardenal Siliceo, Arzobispo de Toledo ; traducidos por D. Ramón Riu y Cabanas ; y publicados por la Academia Bibliografico-Mariana (Lerida, 1891).

 

 

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