Ordre religieux
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Guischard, Pierre

Lieux d'activité : Paris


Notice biographique
: (+Paris VII.1701). Chanoine d'Avranches. Issu d'un milieu pauvre, il ne put faire ses études que grâce à la charité d'une famille amie. Professeur au Collège de Navarre, où il fut l'un des maîtres de Jacques-Bénigne Bossuet qui y étudia la théologie (1644-47). En 1642, il est nommé lecteur royal et professeur ordinaire en théologie, à l'âge de 28 ans à peine et licencié de la dernière promotion (mais au septième rang à peine de sa promotion). Il ne prit le bonnet de docteur que quelques mois après, le 25 juin, ses cours déjà commencés. Sa vie entière sa passa à l'intérieur de la maison de Navarre : adjoint à Nicolas Cornet en 1656, il deviendra grand-maître à la mort de celui-ci en 1663. A cette dignité universitaire s'ajoutera en 1691 le décanat de la Faculté, mais à cette date déjà beaucoup s'apitoyèrent sur le grand maître de Navarre "fort vieux et cassé". Il demeura sur la brêche jusqu'au bout, et en 1698 son nom figure encore sur l'affice des cours de théologie. Il meurt en juillet 1701. Le collège de Navarre était historiquement moins favorable à Rome que la tradition de la Sorbonne (alors représentée par l'oeuvre d'André Duval). On savait en tout cas que Guischard avait la réputation d'avoir été "eslevé dans des maximes contraires à cette doctrine", et des mémoires de 1664 le disent "fort attaché à Rome par inclination", "c'est homme, précise-t-on, qui s'est tous iours déclaré pour les opinions qui favorisent la Cour de Rome" (Cf. BNF Ms. fr. 15529, f. 84v; Cinq Cents Colbert 155, f. 58; Baluze 215, f. 29) Cela ne l'empêcha pas de participer à la rédaction des articles de 1663, de voter en 1683 la condamnation d'une proposition ultramontaine de l'archevêque de Strygonie, et d'enseigner en 1684 les quatre propositions du Clergé dans son De potestate ecclesiastica. Guischard est trop porté à regarder d'où vient le vent, "homme fort souple, visitant les puissances", - un normand aussi, "tres-intéressé", disent les mauvaises langues : il suffira pour en obtenir ces palinodies de lui faire craindre la privation de ses appontements et la perte de certains procès (BAVat Ms lat. 7161, publié par V. Davin, Quarante-cinq assemblées de Sorbonne, Paris, 1903, p. 16, 38; Léonard de Sainte Catherine, AN M 762). On vantait ses cahiers comme "bien mieux ordonnez et les plus intelligibles de toute l'université" (Léonard de Sainte Catherine, Arch. Nat., M. 762, 1, 77). Toujours pauvre, comme la plupart des professeurs parisiens de l'époque, il sera recommandé à son évêque d'Avranches Daniel Huet par Bossuet en 1691 et par François de Harlay (Correspondance, v. 4, p. 285-286).


Autres sources

  • Martin Grandin, Commentarium historicum de praedestinatione ad gloriam et reprobatione, in Id., Opera, vol. III (Paris, 1710), 188 : "Anno 1646. Petrus Guischard Collegii Navarrici magnus moderator, et Regius Professor Theologiae, in manuscriptis commentariis de Deo praedestinationem ad gloriam post praevisa merita esse discipulos suos docebat."

Bibliographie
  • Drouyn, Dictionnaire des théologiens, BNF Ms fr. 22846; Léonard de Sainte Catherine, AN, M 762, 1, 77; BNF Ms. lat 9962; Gazette du 23 juillet 1701, n° 29, p. 347; Aimé-Georges Martimort, Le gallicanisme de Bossuet (Paris, 1953), 148-153, 241, 559, 589.

Manuscrits
  • De Deo uno divinisque attributis (1646), s.l.
  • De adorando sanctissimae Trinitatis mysterio, s.l.
  • De angelis, s.l.
  • De gratia, s.l.
  • De incarnatione, s.l.

 

 

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