Ordre religieux
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Ciruelo, Pedro

Lieux d'activité : Paris, Alcalá


Notice biographique
: (Daroca/Aragon ca. 1460-1470-Salamanque 1548). Pedro Sánchez Ciruelo commença à étudier à Saragosse les lettres, puis continua à Salamanque dès l'âge de 15 ans, où il resta jusqu'en 1492, complétant les études du trivium puis les arts libéraux qui composent le quadrivium, et se révèle particulièrement attiré par les savoirs mathématiques et astrologiques. Il part ensuite à Paris pour y étudier la théologie, où il resta jusqu'en 1502, et enseigna les mathématiques au Collège de Beauvais. Ses premières œuvres seront le fruit de cet enseignement. De retour en Espagne, il devient chanoine à la cathédrale de Sigüenza. On perd alors quelque peu sa trace, jusqu'à ce qu'on le retrouve parmi les premiers maîtres appelés à enseigner à la nouvelle université d'Alcalá, sur la chaire thomiste, position qu'il occupera jusque 1523 (sauf les années 1511-16, lorsqu'il fut remplacé par Pedro de Salamanca). Lui succédera Miguel Carrasco, le premier grand commentateur espagnol moderne de Thomas d'Aquin. Il publia à Alcalá ses principales œuvres, comme son Cursus quattuor mathematicarum artium liberalium (Alcalá, 1516), puis son Apostelesmata Astrologiae Christianae (Alcalá 1521) et une Introductio Astrologica (Alcalá, 1523). Il resta de toute évidence plus attiré par les mathématiques et l'astrologie que par la théologie, sur laquelle V. Beltrán de Heredia a porté un jugement assez négatif. Après son enseignement, il resta chanoine à Alcalá jusque 1533, puis passe à la cathédrale de Ségovie, et finalement à celle de Salamanque, où il trouve encore la force pour publier des œuvres importantes comme ses Paradoxae Quaestiones numero decem (Salamanque, 1538, son œuvre la plus rééditée). Il participa également aux conférences de Valladolid pour examiner les doctrines d'Erasme en 1527. Son œuvre est immense et reste quasiment inconnue malgré de nombreux travaux récents, marquée par les idéaux humanistes d'une science encyclopédique.


Bibliographie

  • Marcel Bataillon, Erasmo y España (Madrid, 1966), 243, 812, passim.; V. Muñoz Delgado, "La lógica como "scientia sermocinalis" en la obra de Pedro Sánchez Ciruelo" Estudios (La Merced), 22 (1966); R. Rodríguez Vidal, Pedro Ciruelo. Darocense (Un intelectual ejemplar) (Saragosse, 1981); A. Suquía Goicoechea, Un maestro y un alumno de Alcalá. Pedro Sánchez Ciruelo e Iñigo de Loyola (Madrid, Real Academia de Historia, 1988); C. Flórez, P. García y R. Albares, Pedro S. Ciruelo: Una enciclopedia humanista del saber (Salamanque, 1990); María Tausiet Carles, María, "Religión, ciencia y superstición en Pedro Ciruelo y Martín de Castañega", Revista de Historia Jerónimo Zurita 65-66 (1992), 139-148; J.M. Ayala, "El Maestro Darocense Pedro Sánchez Ciruelo", in Aragón en la Edad Media. Homenaje a la Profesora Emérita María Luisa Ledesma Rubio (Saragosse, Universidad de Zaragoza, 1993); R. Albares Albares, "El humanismo científico de Pedro Ciruelo", in L. Jiménez Moreno (coord.), La Universidad Complutense Cisneriana. Impulso filosófico, científico y literario (Madrid, 1996), 177-205; Lu Ann Homza, Religious Authority in the Spanish Renaissance (Baltimore/London, The Johns Hopkins University Press, 2000), passim.

Oeuvres imprimées
  • Liste complète dans J. Simón Díaz, Bibliografía de la literatura hispánica VIII, n° 4321-4353; Nouvelle édition espagnole de sa Reprobación de las supersticiones y hechicerías (Madrid/Tolède, 1952).

 

 

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