Ordre religieux
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Filliucci (Figliucci), Vincenzo

Ordre religieux : S.J.

Lieux d'activité : Sienne (Collège jésuite), Rome (Collegium Romanum)


Notice biographique
: *Sienne 7.VIII.1566, †Rome 5.IV.1622, aussi Figliucci, Fillucci ou Filliucci ; son nom est latinisé de manières très diverses : Fillutius, Filliucius, Fillucius, Filutius, etc. Théologien moraliste jésuite italien, connu pour son œuvre casuistique. Entré dans la Compagnie de Jésus en 1584, ordonné prêtre vers 1592, il fait la profession de quatre vœux en 1601. Il enseigne la philosophie (deux ans) et les mathématiques (deux ans), puis devient recteur du Collège de sa ville natale de Sienne (1596-1599), et de Florence (1606-1607). Il a été appelé à la prestigieuse chaire de théologie morale du Collège Romain, qu’il occupa pendant une dizaine d’années (1600-1604, puis 1607-1613). Fin mathématicien, il occupa également pendant un an la chaire de mathématiques (1610-1611). Il fut ensuite nommé pénitentiaire de Saint-Pierre par le pape Paul V. Il est surtout connu et discuté pour ses «Quaestiones morales» (1622), qui font partie du corpus casuistique largement cité et dénigré par Pascal dans ses Provinciales. En 1665 et 1679, quatre propositions tirées de ses œuvres seront condamnées pour «laxisme».


Autres sources

  • Anonyme [Serry, Jacques-Hyacinthe], Les véritables sentimens des Jésuites touchant le peché philosophique, à Louvain, 1690, p. 25 : «Fillucius porte les choses plus loin dans le tome II de ses Questions morales traité 30, chap. 2, nom 50, ou après avoir assuré que les Peuples Barbares peuvent invinciblement ignorer que la fornication soit péché, il étend cette doctrine aux Fidelles, instruits des vérités de la Religion, quoiqu’il avoüe qu’il est très-difficile de le croire. (…) Ces chrétiens par conséquent pourront commettre innocemment le péché de fornication, particulièrement avec des femmes publiques, à la faveur de l’ignorance invincible, dans laquelle Fillucius soutient qu’ils peuvent estre. Leur péché sera tout au plus philosophique, puisqu’ignorant invinciblement, & par conséquent innocemment le mal qu’ils feront, ils n’auront aucune pensée que Dieu l’a défendu, & qu’il en est offensé.»

Bibliographie
  • Sommervogel III, 735-738
  • DHCJ II (2001), 1416 (M. Zanfredini)

Oeuvres imprimées
  • Filliucci, Vincenzo, Moralium quaestionum de Christianis officiis et casibus conscientiae, ad formam cursus, qui praelegi solet in eiusdem Societatis Collegio Romano, tomus primus [- secundus], 1ère éd. Lyon, 1622 ; Ursellis in archiepiscopatu Moguntino : Sumptibus Antonii Hierati, Bibliopolae Coloniensis, 1625 [Bruxelles KBR]
  • Filliucci, Vincenzo, Ad duos priores tomos quaestionum moralium appendix posthuma de statu clericorum, Lyon, Jacques Cardon & Pierre Cavellat, 1625 [Madrid BUC, googlebooks]

 

 

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