Ordre religieux
 1884/2242 résultats | 1881  1882  1883  1884  1885  1886  1887  |          
a  b  c  d  e  f  g  h  i  j  k  l  m  n  o  p  q  r  s  t  u  v  w  x  y  z 

Schmalz (Smalcius), Valentin

Lieux d'activité : Wittenberg, Smigel, Rakow


Notice biographique
: *Gotha 12.III.1572, †Raków (Pologne) 8.XII.1622. Aussi connu sous sa forme latinisée de Valentinus Smalcius Gothanus. Théologien et pasteur socinien d’origine allemande. Fils d’un notable de Gotha, agé de 82 ans (!), il est orphelin très jeune. Il est éduqué entre autres par Johann Dinckel, prédicateur ducal de Coburg, dans la confession luthérienne. En 1589, il rencontre à Wittenberg le socinien Andreas Voidovius, qu’il fréquente également à Strasbourg, et grâce auquel il découvre les ‘Dialoghi’ de l’antitrinitaire italien Bernardino Ochino. Après le départ de Voidovius (1592) pour la Hollande, Schmalz devient son successeur comme professeur dans l’école unitarienne (anti-trinitaire) de Smigel. La même année, le jour de Noël 1592, il reçoit son nouveau baptême parmi les Frères Polonais. Il se marie en 1594, puis en 1598, sur encouragement de Fausto Socini (Socinus) lui-même, il est nommé pasteur de l’Eglise de Lublin avec Christopher Lubieniecius, où il s’établit avec toute sa famille. En juin 1600, il participe au synode de Novogrodek (Lithuanie) pour discuter de la forme correcte de la prière au Christ. En 1603, on le trouve à Danzig, engagé dans des polémiques théologiques, puis à nouveau en 1604 en Lithuanioe pour discuter de questions relatives au baptême. En 1604, le synode de Raków l’établit comme pasteur de la ville, où il s’établit avec sa famille en octobre 1605. Schmalz participe la même année 1605 à l’élaboration du «Catéchisme de Raków», en compagnie d’autres théologiens sociniens comme Peter Stratorius le Jeune, Hieronymus Moskorzowsi et Johannes Völkel. Schmalz assure la traduction en allemand du Catéchisme (1608, sous le titre Der kleine Catechimus, zur Uebung der Kinder in dem christlichen Gottesdienste, avec une dédicace à l’Université de Wittenberg). En 1607, il rédige en polonais un commentaire au début de l’Evangile selon saint Jean. Schmalz doit ensuite faire face à la réaction de plus en plus violente de l’Eglise catholique contre les Sociniens en Pologne (Jon Tyscovicius est brûlé en 1611) : à l’occasion du synode de Raków de 1611, il cherche une unification avec les Mennonites (avec qui il partageait le refus du dogme trinitaire et la conception du baptême réservé aux adultes), mais l’entente s’avéra impossible. Le rapprochement avec les calvinistes s’avéra quant à lui encore plus difficile, bien que Schmalz ait tenté de répondre à l’opuscule Feu et eau du calviniste Jacob Zaborowski en cherchant à démontrer que les deux confessions avaient plus de points en commun que de divergences. Schmalz meurt à Raków en 1622.


Autres sources

  • Schmalz, Valentin, Praefatio (Raków, 1.IX.1609), in : Socini (Socinus), Fausto, Praelectiones theologicae, Raków, Typis Sebastiani Sternacii, 1609

Bibliographie
  • Bibliotheca fratrum Polonorum quos Unitarios vocant, Irenopoli (Amsterdam), 8 vols en 11 tomes, 1656 sq.
  • Pintacuda De Michelis, Fiorella, Socinianesimo e tolleranza nell'età del razionalismo, Milano, Franco Angeli, 1975

 

 

 1884/2242 résultats | 1881  1882  1883  1884  1885  1886  1887  |          
a  b  c  d  e  f  g  h  i  j  k  l  m  n  o  p  q  r  s  t  u  v  w  x  y  z