Ordre religieux
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Davenport (Franciscus a Sancta Clara), Christopher

Ordre religieux : O.F.M.

Lieux d'activité : Douai


Notice biographique
: Franciscain anglais, connu également sous son nom religieux de Franciscus a Sancta Clara ou bien Francis Conventry (Franciscus Coventriensis). Né dans une famille calviniste de Coventry en 1594. Entre à Merton College (Oxford) en 1613, et obtient ses grades à Magdalen Hall. C’est là-même ou peu après qu’il se convertit à la religion catholique romaine, traverse la Manche pour se réfugier en Flandre, et entre au Collège anglais de Douai, où il est recruté par le charismatique converti franciscain John Gennings. En 1617, il prend l’habit franciscain à Ypres, et est ordonné prêtre en 1620. Il poursuit ses études théologiques en Espagne, probablement à Salamanque, puis revient au couvent de Douai pour y enseigner la philosophie et la théologie. Il publie un premier ouvrage contre l’astrologie judiciaire, né de conversations et de débats avec un astrologue bruxellois (1626). Il est autorisé à retourner en Angleterre dans les années 1630, dans l’entourage de la reine Henriette Marie, et réside à Somerset House. Il joue un rôle important dans les tentatives « irénistes » de réconciliation des églises d’Angleterre et de Rome. En 1634, au moment où les protestants s’enthousiasmaient tous pour la Pansophia de Comenius, il publie un ouvrage de théologie intitulé "Deus, natura, gratia", approuvé par Thomas White et dédié à Charles Ier. L’ouvrage fut jugé suspect par les catholiques, apprécié du roi pour sa complaisance envers les articles protestants, et rejeté par les Puritains. Après la chute de la monarchie des Stuart et la guerre civile qui s’ensuivit, Davenport revient à Douai au couvent Saint Bonaventure, comme directeur d’études. Il est également élu Provincial à trois reprises (1637-1640, 1650-1653 et 1665-1668) et proclamé « Père de la Province » (Pater Provinciae) en 1640. Son souci était de revitaliser l’ordre franciscain parmi les catholiques anglais, dominés à l’époque par les Bénédictins, également très actifs à Douai. En 1644, il publia une histoire de la Province d’Angleterre depuis 1219, dans laquelle il s’attaque ouvertement aux jugements négatifs de l’Irlandais Luke Wadding à propos des franciscains anglais : Davenport affirme ainsi que Nicolas de Lyre n’était pas français mais anglais, et de même revendique-t-il des origines anglaises pour Jean Duns Scot, alors que les Irlandais en faisaient alors l’un des leurs (selon le franciscain irlandais Hugh McCaghwell, Cavellus). Il voyait aussi dans le franciscanisme anglais une manière de défendre la spécificité nationale contre le modèle unifiant et romain des tout-puissant Jésuites. En 1651, à nouveau Provincial, il revient en Angleterre, et essaie de réformer les études à partir de sa propre œuvre philosophique, les Paralipomena philosophica, qui propose une rénovation originale de l’aristotélisme et du scotisme (publiés à Anvers, 1652). Il y présente Jean Duns Scot comme la source lointaine de toutes les innovations scientifiques, à la fois contre les calvinistes (fixés sur l’Ecriture Sainte) et les humanistes critiques de la tradition scolastique. En 1656, il participe activement à l’ouverture d’une école franciscaine à Londres, où allait enseigner Antoine Legrand, le missionnaire récollet également venu de Douai. En 1656, il rédigea en anglais un exposé de la foi catholique : Explanation of catholic belief, pour obtenir, d’Olivier Cromwell une certaine tolérance pour les catholiques, mais sans aucun succès. Après la mort de Cromwell et la restauration de la monarchie, le roi Charles II épouse une princesse catholique, Catherine de Bragance, et Christopher Davenport est à nouveau chapelain de la Reine. Il réside à Londres et fait de nombreux aller-retours entre l’Angleterre et Douai. Il exerce une certaine influence sur la noblesse anglaise et obtient quelques conversions au catholicisme, dont celle de la princesse Anne, duchesse d’York. Il résidait à Londres, à Somerset House, où il mourut le 31 mai 1680, âgé de 82 ans.


Bibliographie

  • Davenport, Anne A., «Scotus as the Father of Modernity. The Natural Philosophy of the English Franciscan Christopher Davenport in 1652», Early Science & Medicine 12 (2007), 55-90
  • Dockery, John Berchmans, Christopher Davenport, Friar and Diplomat, London, 1960
  • Klaus, Ermin, Christopher Davenport. Ein Beitrag zur Geschichte der religiösen Wirren in England unter den Stuarts, Münster, 1938
  • Soden, G.I., Godfrey Goodman, Bishop of Gloucester, 1583-1656, London, 1953, 224-258
  • Davenport, Anne A., «Baroque Fire. A Note on Early-Modern Angelology», Early Science and Medicine 14 (2009), 369-397 (379-388)

Oeuvres imprimées
  • Davenport, Christopher (Franciscus a Sancta Clara), Epistolium, continens confutationem duarum propositionem astrologicarum, Douai, 1626
  • Davenport, Christopher (Franciscus a Sancta Clara), Deus, Natura, Gratia, sive tractatus de Praedestinatione, de meritis et peccatorum remissione, Lyon, 1634
  • Davenport, Christopher (Franciscus a Sancta Clara), Fragmenta vel historia minor, Douai, 1644
  • Davenport, Christopher (Franciscus a Sancta Clara), Paralipomena de mundo peripatetico, Anvers, Typis Johanni Belleri, 1652

 

 

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