Ordre religieux
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D'Elbecque (Delbecque), Norbert

Ordre religieux : O.P.

Lieux d'activité : Rome, Rolduc, Louvain, Mons


Notice biographique
: *Braine-le-Comte [Belgique] 1651, †Couvent de Namur [Belgique] 17.XI.1714. Entré chez les dominicains de sa ville natale, il fait ses premières études à Lierre, puis la théologie à Louvain. Licencié, il part à Rome continuer ses études. En 1693, il est nommé maître des étudiants au studium dominicain de Douai, où il jouera un rôle important dans les dernières années du XVIIe siècle. Une fois nommé maître en théologie, il est envoyé à l’abbaye de Rolduc (Limbourg), puis il est appelé à Rme (1700) en qualité de socius du général et fait partie du collège de la Casanate. Il revient ensuite en Flandre comme primarius à la Faculté de Théologie de Louvain (1708-1712), puis est élu prieur du couvent de Namur. Il joua un rôle important dans la querelle sur le péché philosophique : il publie un De advertantia ad peccandum necessaria (Liège, 1696), réponse à la thèse De peccato philosophico soutenue à Dijon en 1686 et condamnée par Alexandre VIII le 24.VIII.1690. Il fait soutenir de nombreuses thèses à Louvain (liste dans le DThC), et assure également la publication des œuvres de plusieurs grands théologiens français ou douaisiens, comme les commentaires à la Summa de François DU BOIS (SYLVIUS) (Anvers, 1698). Censeur des livres, il signe l’approbation de la 1ère édition de l’Historia congregationum du dominicain Jacques-Hyacinthe SERRY (Anvers, 2.VIII.1699). C’est aussi lui qui donne la caution dominicaine et thomiste à l’anonyme Traité de l’action de Dieu (Paris, 1713), pourtant attribué au prêtre janséniste François-Laurent BOURSIER (Namur, 3.VI.1713), et dit y avoir trouvé la premotion physique « telle qu’on l’enseigne dans notre Ecole ». Cela lui vaudra une réputation de jansénisme au début du XVIIIe siècle : « homme dévoué à tout le parti janséniste », trouve-t-on dans un pamphlet cité par les Nouvelles ecclésiastiques du 21 juin 1728 (p. 113). De même, on le trouve accusé de jansénisme dans l’histoire des congrégations de L. de Meyere, et l’accusation sera reprise par Charles du Plessis d’Argentré dans son Commentarium historicum de praedestinatione adjoint à l’édition des Opera theologica de Martin Grandin (vol. III, p. 207). On retrouve la même suspicion sous la plume de Fénelon, qui écrit en 1713 au jésuite Guillaume DAUBENTON : «Nous avons en ce pays-ci le P. Delbecque, dominicain, qui a été à Rome. Sous l’apparence du thomisme, il insinue et autorise toute la doctrine de Jansénius. Mais c’est un esprit souple, caché, et plein d’art» (Lettre datée de Cambrai, 8.VI.1713, in Correspondance de Fénelon, vol. XVI, éd. J. Orcibal, J. Le Brun & I. Noye, Genève, 1999, p. 186). On rapporte qu’il avait l’ambition de faire une première édition critique de la Summa theologica de Thomas d’Aquin, aussitôt abandonnée que commencée.


Autres sources

  • D'Elbecque, Norbert, O.P., Approbatio (Couvent de Mons, 14.VII.1699), in : Serry, Jacques-Hyacinthe, O.P., Historia congregationum de auxiliis divinae gratiae sub sub pontificibus Clemente VIII. et Paulo V. in quatuor libros distributa (…) cui praeterea accedit Liber quintus superiorum librorum apologeticus, Antverpiae, Sumptibus Societatis, 1709

 

 

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