Ordre religieux
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Taurellus, Nikolaus

Lieux d'activité : Bâle, Altdorf


Notice biographique
: (Montbéliard 1547-1606). Suit les cours du célèbre péripatéticien Jakob Schegk à Tübingen, puis après un intermède théologique, il se tourne vers la médecine et devient le médecin personnel de Frédéric de Wurttemberg. Devient ensuite professeur d'éthique à Bâle, puis à partir de 1580 professeur de médecine dans la nouvelle université luthérienne d'Altdorf. A côté de ses traités de médecine, il est l'auteur du premier ouvrage de métaphysique à être publié dans le monde protestant allemand : Philosophiae Triumphus, hoc est metaphysica Philosophandi methodus (Bâle, 1573), ainsi que d'un Synopsis Aristotelis Metaphysices ad normam Christianae Religionis explicatae (1595) et un court De usiis per se subsistentibus, Tractatulus metaphysicus affectus, non confectus, publié par son successeur Michael Piccart; enfin des controverse avec la philosophie naturelle platonisatne de Andrea Cesalpino : Alpes Caesae, hoc est, Andr. Caesalpini Itali monstrosa et superba dogmata discussa et excussa (1597) ainsi que contre Francesco Piccolomini : De mundo et caelo discussionum Metaphysicarum et Physicarum libri IV, adversus Franciscum Piccolomineum, Philosophum celeberrimum, aliosque peripateticos aussi désigné comme Uranologia ou Cosmologia (1603). Comme le dira en 1734 Jakob Wilhelm Feuerlin, Taurellus a "commencé à nettoyer les écuries d'Augias de la métaphysique"; et il fut également apprécié de Leibniz et célébré par Bayle. Conçoit aussi la tache de la métaphysique comme une réformation de la philosophie en tant que chrétienne, susceptible de fournir des bases à la foi. Toutefois, la facultas intelligendi est le propre de l'homme, et l'intellect est une puisance active et l'intellect possible est remplacé par la constitution psycho-physique de l'homme. Métaphysique conçue sur base de l'opposition entre affirmation et négation comme déterminants de l'essence des choses, la seconde dérivant de la première. "Res ergo est affirmatione" & une conception qui devait avoir une grande influence dans le cadre des discussions au XVIIème. Ens compris comme participe (et non comme nomen chez les scolastiques espagnols); identifie esse et essentia comme les nominalistes (au même titre qu'il n'y a pas de différence métaphysique entre sedere et sessio) [apud Leinsle].

 

 

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